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Discussion : Internet drug fraud

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2007-09-21 20:08:44 -
Asie-Afrique-Europe-USA connexion

La lutte contre le trafic de stupéfiants n’a de sens que si, en même temps, une action forte, dissuasive, préventive et sanitaire, vise à réduire la demande.
Si la répression du trafic pour diminuer la disponibilité des produits reste essentielle, il convient de souligner que l’augmentation de la demande détermine également, pour une large part, celle des flux d’approvisionnement, notamment lorsqu’il s’agit de « stupéfiants de mode » comme le cannabis, l’ecstasy ou la cocaïne. Les gains des trafiquants ne sont finalement que le total des sommes versées par le consommateur. Il importe donc de prévenir et de dissuader l’usage des stupéfiants.
Depuis plus de 15 ans, la prévention fait partie intégrante de la politique publique conduite en matière de drogue. C’est un objectif majeur en raison de la proportion croissante de consommateurs de produits stupéfiants dans notre société, notamment chez les plus jeunes parmi nos concitoyens.
Améliorer la lutte contre les réseaux de grande envergure
Au niveau national, il importe tout particulièrement que les trois principales administrations de la Police, de la Gendarmerie et des Douanes soient plus étroitement coordonnées.
Mieux connaître les réseaux qui ont fait de notre territoire leur espace de vente des drogues, leur zone d’influence ou le lieu d’investissement de leurs revenus illicites.
Un état des lieux sera périodiquement tenu à jour, répertoriant les réseaux les plus actifs. C’est contre ces groupes criminels que les services spécialisés devront faire porter leurs efforts. Le suivi des dossiers permettra de fixer des objectifs clairs, d’assigner des orientations d’enquête, de parfaire l’analyse des phénomènes et de développer des réponses pertinentes pour surmonter les obstacles d’ordre technique ou méthodologique que pose la lutte contre les organisations criminelles.
L’amélioration de notre capacité de coordination sera confiée, au plan opérationnel, à l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (appartenant à la direction de la police judiciaire) qui doit devenir un véritable centre d’impulsion et de coordination interministérielles, reconnu comme tel par tous, et disposant des moyens adaptés en terme de représentation des services impliqués dans la lutte contre le trafic national et international de stupéfiants.
Mieux coopérer au plan international.
Le renforcement de la coopération avec nos partenaires qui partagent les mêmes les préoccupations que les nôtres, en particulier les pays de l’ouest européen avec lesquels nous formons un même espace, est un axe prometteur. Aujourd’hui, la prise en compte des flux de trafic, qu’il s’agisse du tourisme de la drogue, du problème des passeurs utilisant le vecteur aérien pour transporter « in corpore » les produits, de l’importation en masse par voie maritime ou du contrôle des frontières terrestres, est une problématique mondiale qui met en jeu toutes sortes de mécaniques. Il faut à la fois agir en matière réglementaire, au plan des coopérations policière et douanière, au plan diplomatique également pour défendre nos positions, proposer des stratégies communes, aider les pays producteurs qui sont dans des situations parfois difficiles.
De nombreuses initiatives ont été prises en ce sens, d’autres le seront prochainement.
Par ailleurs, il est indispensable qu’Europol devienne un soutien plus opérationnel aux enquêtes conduites par les Etats membres, lorsqu’elles dépassent le cadre national



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